Pendant une douzaine d’années (années 80/90), la Lyonnaise Annette Sergent a dominé la situation athlétique en France cumulant titres et records de France du 1500 m au 10.000 m et en cross-country (voir son palmarès). Et a atteint le niveau mondial en collectionnant là encore titres et médailles avec trois participations aux Jeux Olympiques et deux titre mondiaux !
Quel est son approche de la cuisine et des restaurants ?
Le Beaujolais Gourmand :
Lorsque vous étiez enfant, quelle fut votre approche de la cuisine et des restaurants ? Et ensuite en grandissant ?
Annette Sergent :
« Mon père, Pierre, cuisinait plutôt bien et j’avoue que je suis une bonne mangeuse. J’aimais bien manger et cuisiner, surtout des pâtisseries, avec Madeleine ma grand-mère et Annick ma mère. Nous avions des repas de famille à Bron et c’était toujours un moment important. J’ai toujours gardé cela et quand je m’entrainais je pensais au repas d’après… un peu comme une récompense ».
LBG :
On peut cependant imaginer qu’une athlète de haut niveau doit respecter un régime et peut donc ressentir une frustration…
AS :
« Quand j’étais très grande, j’aimais toujours boire un petit coup. Puis quand j’ai commencé a progresser j’ai changé les habitudes. J’ai travaillé avec Thierry Masci, champion du monde de karaté, qui m’a orienté. C’était les débuts et nous avons parlé diététique. J’ai pris conscience qu’il me fallait faire attention. J’ai investi 3000 francs dans des casseroles (sic), c’était énorme ! Je cuisinais sans graisse, je perdais du poids et je m’y retrouvais.
« Au début j’avoue que je n’avais pas envie de me frustrer à table puis je suis tombé dans l’autre extrême avec parfois de grosses erreurs. J’ai raté des courses et j’étais malheureuse. Petit à petit j’ai progressé alors j’ai continué et vers la fin de ma carrière en faisant trop attention, je me suis rendue malheureuse. Faire attention c’est bien mais il faut aussi rester heureuse. Il faut faire des concessions certes mais aussi savoir doser ».
LBG :
Aujourd’hui qu’en est-il du restaurant pour vous ? Cuisiner et y aller représente-t-il un équilibre de vie ?
AS :
« Je suis gourmande et je le revendique. J’ai été éduquée et je ne me laisse pas aller. Je me modère afin de garder la forme et la santé.
« Je cuisine toujours et j’aime bien, quand j’ai le temps, bien faire les choses et m’appuyer sur des recettes. Je privilégie le traditionnel, familial et j’avoue une préférence pour le pâté aux pommes de terre, les aubergines, les poissons… J’aime beaucoup la bière d’où mon surnom de canette (rire).
« Quand j’ai été championne du monde, sur le podium on m’a offert un gâteau et c’est pour ça que j’ai gagné (rire)
« Au restaurant j’aime bien varier et la première chose que je regarde sont les desserts. Pour moi un bon repas passe par là… et à travers sa cuisine Anne-Sophie Pic m’a marquée. »
Propos recueillis par Jean-François Mesplède
Photo en entête : Jean-François Mesplède et Annette Sergent
AUJOURD’HUI
A travers son cabinet de sophrologie, Annette Sergent se charge de préparation mentale, de gestion du stress et du bien-être.
467 rue de Thizy à Villefranche/Saône. 06 78 78 08 43

Après son titre mondial de cross en 1987 à Varsovie, un détour par « Lyon Matin » et des confidences à JF Mesplède…
Un sacré palmarès !
Collectionneuse de titres et de records, Annette Sergent a fait sa carrière sous le maillot de l’ASU Bron avec 32 sélections en équipe de France, elle a participé à 11 championnats du monde de cross-country avec deux titres individuels (1987 à Varsovie et 1989 à Stavanger), deux médailles de bronze (1986 et 1988) et par équipes trois médailles d’argent (1987 et 1989) et trois de bronze (1986, 1988 et 1993).
Elle a aussi collectionné les titres de championne de France sur piste (11) et en cross (7) et les records de France sur piste (12 du Mile au 10.000 m) et sur route (1 sur 12 Km).
Médaillé de bronze aux championnats d’Europe sur 10.000 m en 1990, elle a participé à trois Jeux Olympiques en 1984, 1988 et 1992.
© Archives PE


