Que ceux qui ont une réticence pour les restaurants d’hôtel (on en connaît quelques-uns) soient rassurés : en poussant les portes du Patio, restaurant de l’hôtel Ambiance, ils ne peuvent qu’être satisfaits. Nous en avons fait l’expérience à deux reprises…
Un établissement qui ne paye pas de mine, à main droite quand on vient de Villefranche, avant de prendre l’autoroute pour Lyon ! Nous avons eu quelques échos et on nous a parlé d’un Chef qui, au début de son parcours, avait vécu l’expérience du restaurant « La Mère Vittet » dans le quartier de Perrache, longtemps parmi les incontournables de Lyon (voir ci-après).

Avec quelques complices de table, nous poussons donc la porte. Pour le menu du déjeuner, choix entre deux entrées, deux plats du jour et trois desserts.
Mon choix ce jour-là, tartare de saumon en entrée, blanc de poulet joliment cuit et bien accompagné pour suivre et crème brûlée dans la tradition pour terminer. C’est bon, généreux dans l’assiette et, sous la houlette d’Imène parfaite « chef de salle » le service attentif et souriant contribue au bon moment passé… et nous incite à revenir quelques jours plus tard.
Là encore, même si cette fois, vacances scolaires oblige sans doute, les clients sont plus rares, le service est pareillement agréable et l’assiette aussi intéressante. Ouverture avec une terrine de campagne « maison », suivie d’un carré de porc au miel avec frites « maison fraîches et à la graisse de bœuf » nous précisera le Chef) et tarte aux pommes pour conclure.
A n’en pas douter, Christina Duranton propriétaire des lieux avec son mari, a fait le bon choix en plaçant le Chef Sébastien Laurencin en cuisine.
Venue de Suisse où elle était chargée de communication, de planifier des concepts d’ouvertures de restaurants brasseries et snacks, elle a débarqué à Villefranche et repris Ambiance en novembre 2023.
« Je suis passionnée par le milieu de la restauration et je dissocie toujours hôtel et restaurant : ce sont deux entités différentes » dit celle qui professe que « la cuisine c’est la vie » dixit Christina Duranton.
Sébastien Laurencin, le Chef, approuve le propos. Gérard, son père qui fut lui aussi chef à l’Auberge Bressanne à Mâcon, lui a montré la voie et délivré les principes qui sont les siens aujourd’hui.
« J’ai toujours soif d’apprendre et j’aime partager avec les collaborateurs et les clients. J’aime revenir à l’authentique, à cette cuisine des grands-mères (sic) qui nous régalait. J’ai envie de transmettre ce que j’ai appris avec les chefs qui m’ont formé et j’ai plaisir à voir les clients heureux » dit le Chef Sébastien.
Pleinement en phase donc avec sa « patronne ». « Il faut toujours porter attention aux gens. Et je veux un endroit chaleureux, familial, proche des clients avec la fierté d’être indépendants » dit-elle encore.
Christina et son équipe le prouvent au quotidien…
@ JF Mesplède
Restaurant Le Patio à Ambiance Hôtel, 21 rue de la Voie Romaine, 69400 Limas
04 74 68 51 79
Ouvert du lundi au vendredi midi et soir (A partir de mai et pour la période estivale également le samedi soir).
Formule à 22 € le midi – Sinon carte et suggestions du Chef variant de 24 à 28 €
LÉGENDES PHOTOS
Le Chef et la « patronne », Sébastien Laurencin et Christina Duranton
LE CHEF ETAIT CUISINIER CHEZ LA MÈRE VITTET, À L’HONNEUR À LYON

Passé par le restaurant (aujourd’hui disparu) incontournable à Perrache, le Chef n’ignore pas que la « Mère Vittet » est en bonne place dans les allées des Halles de Lyon Paul Bocuse où les Mères sont à l’honneur.
Native de Montalieu en Isère le 7 mai 1905, Alice Jeanne Rigot arrive à Lyon à la fin de la Grande Guerre et travaille chez le fromager Reynier aux Halles des Cordeliers.
C’est là qu’elle rencontre Henri Vittet qui joue les garçons de courses. Le couple ouvre le Café du Marché où elle se met en cuisine puis, veuve, s’installe en 1957 au Café Sage, 26 cours de Verdun qui devient la Brasserie Lyonnaise avant de porter, en 1981, le nom de celle qui eut le coup de génie d’ouvrir sa maison sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre !
Elle est décédée le 14 février 1989, jour de la… Saint-Valentin à 84 ans. Et son fils a vendu l’établissement, qui n’existe plus aujourd’hui, en 1993.
© JF Mesplède


