« Le bonheur de travailler à deux »
Bretonne de naissance (à La Guerche de Bretagne… comme un certain Alain Passard, chef triplement étoilé) et de cœur, elle n’imaginait pas de travailler dans la restauration. Pas davantage de venir habiter à Villefranche-sur-Saône !
Et puis, il y eut la rencontre avec Maxime… en Normandie (La Ferme Saint-Siméon à Honfleur), les enfants, le mariage et après « La Table de Maxime », c’est « La Brasserie du Théâtre » à deux pas du Théâtre et tout proche de la Mairie !
Le Beaujolais Gourmand :
« Comment êtes-vous arrivée dans ce métier ? Après des études ? Ou plus simplement pour rejoindre votre mari…
Chrystèle Bordet :
« Gamine, et même si Juliette ma mère et ma grand-mère (même prénom NDLR) cuisinaient très bien, je ne rêvais pas de ce métier. Et je suis une piètre cuisinière ! En 1996/1997 j’ai fait un BTS « tourisme » et, au fur et à mesure des saisons, j’ai rencontré Maxime… en Normandie puisque nous travaillions tous deux à la « Ferme Saint-Siméon » à Honfleur lui en cuisine et moi en réception hôtellerie. C’était en 2005 et, peu à peu, nous avons décidé de vivre ensemble. Je n’avais pas spécialement l’ambition de devenir chef d’établissement à cette époque. Maxime, natif des Monts du Lyonnais, a pu intégrer La Pyramide à Vienne et je l’ai suivi travaillant pour ma part au « Domaine de Clairefontaine » à Chonas-l’Amballan, où il m’a rejoint. C’était en 2008. Et c’est là que l’idée à germée d’ouvrir notre restaurant. Ce fut donc fin août 2015, « La Table de Maxime » à Limas. Et curieusement je me suis alors mise à la cuisine… pour mes enfants ».
LBG :
Vous travaillez donc désormais à deux avec deux rôles très différents. Est-ce facile tous les jours et que souhaitez-vous apporter ?
CB :
« Cela s’est fait tout naturellement, tant professionnel que personnel. Je ne connaissais rien à la salle et le jour d’ouverture, il y avait la queue des clients sur le parking ! J’ai donc fait mon premier service dans ces conditions, ce fut assez épique et j’ai appris sur le tas. Je ne goûte pas forcément les plats mais je donne mon avis sur les nouvelles cartes et notre complémentarité est naturelle.
« A la maison, il y a aussi une répartition des tâches et chacun va où il a besoin d’aller. Pendant le COVID nous avions dans le même temps « La Table de Maxime » et « La Brasserie du Théâtre » ouverte en novembre 2019. »
LBG :
« Quelle est votre vision du restaurant idéal ? Et pourquoi une brasserie plutôt qu’un restaurant gastronomique ?
CB :
« A « La Table de Maxime », la carte et la taille de l’établissement correspondait parfaitement aux souhaits de Maxime, mais pas la situation ce qui explique notre volonté de nous rapprocher du centre-ville.
« On est donc dans une brasserie avec une équipe d’une quinzaine de personnes et on en garde l’esprit car les gens viennent pour ça. Peut-être, un jour… »
Propos recueillis par J.-F Mesplède


