Ce vendredi 12 décembre, Thomas Ravier Maire de Villefranche était au Marché Couvert dès 6 heures du matin, une heure avant l’ouverture au public, pour ne rien manquer de la mise en place des commerçants concernés, d’aller à leur rencontre et de juger sur pièces lorsque tout fut en place…
L’occasion de faire le point avec lui sur les travaux d’un bâtiment inscrit aux monuments historiques.
LE BEAUJOLAIS GOURMAND
Qu’est-ce qui a justifié votre décision de faire des travaux au Marché Couvert ?
THOMAS RAVIER
« Nous sommes sur un bâtiment à la fois monument historique, lieu de vie patrimonial et site emblématique qui n’avait pas connu de rénovation depuis sa création (1). Ces dernières années, nous pouvions constater une décrépitude qui justifiait des travaux de manière complète pour aller au bout des choses. Tout a donc été repris en conservant l’esprit du lieu mais en le modernisant… »

LBG
Au final, onze mois de travaux et 8,5 millions d’euros de budget. Est-ce conforme aux prévisions ?
TR
« L’enveloppe a été respectée ainsi que les délais. Ce fut le travail d’une cinquantaine d’entreprises et j’avoue que je tire mon chapeau à Monsieur Chaix, l’architecte. Ce fut une œuvre à la fois technique et architecturale…
Par exemple nous avons beaucoup de fenêtres toutes taillées sur mesure, sur place. Rien n‘était simple donc et il a fallu beaucoup de technicité pour arriver au résultat final… »
LBG
Il s’agit donc de retrouver une clientèle, de l’augmenter et pourquoi pas créer des points de restauration et de dégustation. Qu’attendez-vous désormais du Marché Couvert ?
TR
« Nous avons toujours différents enjeux pour un lieu ouvert cinq demi-journées par semaine, ce qui veut dire qu’il y a pas mal de moments où il n’est pas utilisé. Nous avons misé sur des cases se fermant et une certaine modularité : tout a été conçu pour que nous disposions d’une halle accueillant le marché bien sûr mais aussi autre chose qu’il faudra développer. Il peut s’agir d’un marché nocturne, de dégustations, dans un bâtiment où nous sommes capables de le faire.
« Nous pouvons donc penser à un développement dans d’autres domaines, des initiatives à mener avec l’association des commerçants en place et des structures extérieures qui peuvent venir participer à la vie du Marché Couvert ».
Propos recueillis par J.-F Mesplède

- Celle-ci, en 1932, fut l’œuvre d’Armand Chouffet alors Maire de Villefranche.


