« J’ai voulu voir derrière le rideau » Benjamin LORIA.

« J’ai voulu voir derrière le rideau » Benjamin LORIA.

Un peu plus de dix ans qu’il exerce son métier de cuisinier à la même adresse, le 88 rue des Chantiers du Beaujolais à Limas, où il est arrivé en août 2015. C’était alors « La Table de Maxime ». Ce fut ensuite « Joker » et aujourd’hui « Antonio e Marco » où il est Chef de cuisine…

 

LE BEAUJOLAIS GOURMAND

Pourquoi et comment êtes-vous devenu cuisinier ? 

 

BENJAMIN LORIA

« Pour moi un restaurant a toujours été un théâtre et j’ai voulu voir derrière le rideau. J’ai aimé ce métier dès l’enfance et pensé à devenir cuisinier à l’âge de 15 ans. Je pense que l’influence familiale a jouée puisque mes parents tenaient dans le sixième arrondissement de Lyon le restaurant « Le Franklin » dont ma mère Annie, après avoir été coiffeuse était la cuisinière. Elle proposait une cuisine familiale pleine de générosité…

« J’ai donc fait des études au Lycée François Rabelais où j’ai obtenu le CAP et le BEP. Et ensuite j’ai beaucoup appris, vite et bien, auprès de plusieurs chefs en particulier Guy Lassausaie à Chasselay. Et à 21 ans j’ai eu ma première place de Chef au restaurant « Les Trois Tonneaux » rue des Marronniers à Lyon ».

 

LBG

Comment voyez-vous votre métier et comment le définiriez-vous ?

 

BL

« Un cuisinier c’est un passionné qui aime apprendre tous les jours, une sorte de marchand de bonheur. Il faut changer continuellement et c’est un défi à soi-même. Ce sont les clients qui nous donnent la réussite… en validant notre travail.

« À Limas j’ai travaillé dans trois maisons différentes. Je ne connaissais pas la cuisine italienne et j’avais soif de la découvrir et de m’adapter. J’avais peur de perdre mes connaissances mais, comme je l’ai dit, je me suis adapté. »

 

LBG

N’avez-vous jamais envisagé d’être Chef dans votre propre restaurant ?

 

BL

« Je me suis posé la question mais je pense que ce n’est pas pour moi. Je pense être un bon employé mais ne serais pas un bon patron…

J’aime prendre le temps de de vivre et de me faire plaisir dans mon métier. Je ne me précipite pas et je n’aime pas l’échec ».

 

Propos recueillis par J.-François Mesplède

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