Plus d’un siècle d’une aventure… familiale !

Plus d’un siècle d’une aventure… familiale !

C’est une belle aventure familiale débutée voici 141 ans et qui dure toujours !

L’entreprise Plattard, évoquée ici par Jacques, est la plus importante de Villefranche-Sur Saône et cela s’est construit au fil des ans !

 

LE BEAUJOLAIS GOURMAND

Jacques, vous avez été de longues années, à la tête de cette entreprise familiale. Que pouvez-vous nous dire de sa naissance et de son objectif ?

JACQUES PLATTARD

« Sur ce que j’en sais, l’entreprise familiale est née en 1885. Cette année-là, Claude Murat mon arrière-arrière-grand-père maternel débute l’aventure. Avec une charrette à cheval, il livrait du charbon et du gravier issu de la carrière de Rivolet puis il a progressivement arrêté le combustible.

« Ensuite son fils, Pierre Murat prend la suite, sa fille Marie épouse Antoine Plattard mon grand-père, qui va développer l’entreprise au 67 rue d’Anse au cœur de Villefranche. »

Mon père, Pierre Plattard, rejoint le sien à la fin de la deuxième guerre mondiale et c’est lui va véritablement créer l’industrie Plattard en s’installant en bord de Saône d’où les graviers arrivaient en bateau. Il va faire une spécialité du béton, des graviers, de la préfabrication avec une centaine de salariés dans les années quatre-vingt.

« En 1979, je commence à travailler avec mon père, m’attachant à performer paradoxalement avec mon équipe nous développons le négoce par croissances extérieures. En 2011, après des études à l’IDRAC, mon fils Charles me rejoint et son frère Édouard arrive quatre ans après. En 2023 je prends ma retraite et j’arrête quasi définitivement en 2026. »

 

LBG :

Une entreprise familiale : il était donc naturel pour vous de prendre la suite. Envisagiez-vous autre chose ?

JP :

« J’avais 21 ans et je ne travaillais pas bien à l’école (sourire) alors mon père m’a mis au boulot. J’ai découvert un monde qui m’a complètement séduit, m’a permis de m’épanouir et de faire des rencontres importantes.

La maladie de mon père en 1993 accéléra les choses. Bien sûr lorsque j’ai pensé partir, j’ai simplement dit à mes fils qu’il serait dommage que l’aventure s’arrête »

« Anciennement, en 1948/49, l’entreprise était implantée dans la concession portuaire de l’État et locataire de la Chambre de Commerce. Pour le développement, des terrains ont été achetés côté Ouest, avenue de la Place. Puis j’ai continué rue Charles Sève dans ce qui fut une décharge et compte aujourd’hui 27 hectares d’un seul tenant avec 350 de nos 600 salariés ».

 

LBG :

Désormais vous avez passé la main. Cela fut il facile et dans quel état d’esprit êtes-vous ?

JP :

« Facile n’est pas le mot ! C’est une transmission familiale que j’ai voulue mais j’avoue que mon équipe me manque car l’important dans les affaires, c’est l’humain.

« Je suis toujours en activité, Président du Conseil de Surveillance et depuis juin 2025 Président National de l’Industrie du béton ou je traite parfois certains dossiers qui peuvent s’avérer délicats.

« J’ai changé de vie c’est sûr. J’ai réussi grâce à une magnifique équipe rapprochée dont pas mal sont partis ou vont partir en retraite. C’est donc moins difficile pour moi qu’à une époque de fermer la porte à mon tour ».

 

Propos recueillis par J.-F Mesplède 

 

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