8 MARS 2025 Journée de la femme et des Cheffes !

8 MARS 2025 Journée de la femme et des Cheffes !

8 MARS 2025 Journée de la femme

Pour célébrer la « journée de la femme », il nous a semblé naturel de donner la parole aux cheffes et chefs qui évoquent leur vision de la « cuisine des femmes ».
Certaines sont toujours en activité, d’autres pas mais nous indiquons l’établissement où elles (ils) exercent (exerçaient) leur talent.

 


Fernande ALLARD et sa cuisine (Chez Allard à Paris – Décédée en 2011)
« Ma cuisine est une cuisine de simplicité qui demande de la patience. Une cuisine de famille reliée à la tradition paysanne. C’est une cuisine de femme qui se pratique avec les yeux et les détails de l’amour. S’il n’y a pas de sentiment dans votre plat, cela se verra. Il ne sera pas au point »

 


Isabelle AUGUY et sa cuisine (Restaurant Isabelle Auguy à Rodez dans l’Aveyron)
« Ma cuisine allie les traditions de mon enfance, de mon terroir et les découvertes de nouvelles saveurs. A toute mon histoire, j’ai voulu ajouter mes goûts du produit. Une femme travaille souvent à l’instinct et on ressent dans sa cuisine davantage de sentiments que de mathématiques ou de technique »

 

Georgette DESCAT et sa cuisine (Restaurant Lous Landès à Paris)
« La cuisine nouvelle ? Mais c’est celle que je pratique depuis toujours. Légumes encore fermes juste ce qu’il faut, poissons rosés à l’arête (laissons sans farine), le bon beurre de ferme suffit ; mais des produits de première qualité, de la bonne provenance, aucun plat n’attendant au réfrigérateur d’être réchauffé ».

 


Annie FEOLDE et sa cuisine (L’Enoteca Pinchiorri à Florence en Italie)
« Il faut travailler avec simplicité des produits de qualité. Je ne sais pas s’il existe une cuisine de femme. Il y a peut-être quelques différences mais la cuisine dépend avant tout du caractère et du lieu. Je mise sur une cuisine de terroir aux influences niçoise et toscane. Légère, plaisante, sans heurt car je suis pour l’harmonie dans tous les domaines. Ma cuisine est très spontanée et puise ses racines dans la tradition : Française de naissance et de cœur, je suis tout à fait Italienne quand je suis dans ma cuisine ».

 


Adeline GRATTARD et sa cuisine (Yam Tcha à Paris)
« Mon travail est une cuisine de coup de cœur et de goûts. Ma cuisine ? Simple, sans ambiguïté : un produit, une touche chinoise dans l’accompagnement ou la cuisson et c’est tout (…) Le soir, après le service quand tout le monde est parti, je pense au menu du lendemain en fonction… J’aime prendre des risques, j’aime la spontanéité. Jamais je ne ferai une cuisine millimétrée, il y aura toujours des fautes. Quand tout est trop calculé, il n’y a plus d’émotion ».

 

Claire HEITZLER sur la cuisine (Lasserre à Paris)
« Oui, c’est un acte de partage, d’amour. On travaille avec le cœur. Quand on a créé et que le client vient nous voir et parle d’émotion, c’est la plus belle des récompenses. Pour moi et pour l’équipe ».

 


Anne MAJOUREL sur la cuisine (La Coquerie à Sète dans l’Hérault)
« La cuisine des femmes est sincère et rarement calculée. Plus instinctive et plus spontanée, elle peut se distinguer de celle des hommes par son débordement ».

 

Guy MARTIN et la cuisine (Le Grand Véfour à Paris)
« Ma mère cuisinait avec l’envie de faire plaisir à ses enfants. J’ai eu une vie de partage, sans égoïsme et avec beaucoup d’amour. Quand j’ai débuté, je comprenais la cuisine mais je ne savais pas la faire. Il ne restait rien de l’acquis maternel et pourtant rien ne me semblait plus simple que la cuisine de ma mère ».

 


Françoise MUTEL sur la cuisine (La Maison dans le Parc à Nancy en Meurthe-et-Moselle)
« Lorsque je suis passée en cuisine, j’étais novice et ignorais tout du sujet. J’ai donc commencé par des plats simples puis de plus en plus sophistiqués pour répondre à la demande des convives dans le respect des produits, la saveur et la simplicité. Pour moi, la cuisine c’est un ressenti (…) J’ai eu toute petite le goût de la bonne cuisine. La tradition voulait que l’on se réunisse chaque dimanche autour de plats mitonnés avec amour ».

 


Anne-Sophie PIC et sa cuisine (Maison Pic à Valence dans la Dôme)
« Je cherche l’émotion. Un bon cuisinier doit être sensible et l’essentiel reste de faire passer un vrai message de bonheur. Ce que j’ai longtemps considéré comme une faiblesse, cette émotion mal contenue, je la transforme en force (…) La perfection ne véhicule pas forcément l’émotion. Il ne faut pas avoir honte de ses émotions et j’ai envie de vivre de ça. On peut acquérir une bonne technique, mais sans l’émotion et le sens esthétique, on n’avancera pas ».

 

Olivier ROELLINGER et la cuisine (Les Maisons de Bricourt à Cancale dans l’Île-et-Vilaine)
« Quand une femme cuisine pour vous, c’est la meilleure cuisine du monde. Nourrir l’autre, c’est le soigner d’une façon préventive. En le nourrissant on lui apporte l’énergie et l’équilibre qui protège des agressions et des maladies Pour moi le corps est la « maison de notre âme » et ce qu’on doit lui apporter avant d’être bon doit être sain : des produits de la plus grande qualité et de la plus grande fraicheur. Quand on réalise une cuisine d’expressions et non pas une cuisine de recettes, ça devient une cuisine de sentiments, d’impressions qui est le reflet de nous-mêmes ». 

 

@ Jean-François Mesplède 

 

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