Aurélien Mérot, des rêves d’étoilé depuis longtemps

Aurélien Mérot, des rêves d’étoilé depuis longtemps

Il est le seul étoilé du Beaujolais. En son « Auberge du Cep » à Fleurie, il a décroché le « gros lot » en 2021. Un bonheur partagé avec son épouse Camille et son équipe…

Il le dit tout net. « Jeune, je pensais bien devenir cuisinier. J’avais toujours plaisir à faire la cuisine ».

Le gamin de Garnerans, profitait au sein du cercle familial des préparations de Germaine sa grand-mère et de Martine sa mère et appréciait de s’attabler chez « Chichou » le restaurant du village où l’on dégustait d’inoubliables grenouilles.

Dès lors, il fait sa route dans quelques établissements. A la brasserie « Le Nord » il apprend les bases et se plait à « titiller les étoiles » (sic). Les étoiles ? Les voilà au nombre de deux en cette « Auberge de Fleurie » où Chantal Chagny les collectionne et où il passe deux ans (2000 à 2002).
Ensuite ?

Toujours sous les étoiles le voilà auprès de Philippe Labbé au Château de Bagnols puis à « La chèvre d’Or » à Éze. En 2013, il rencontre Camille Dias qui travaille alors dans le restaurant étoilé de Viré.

Le couple se forme et la décision est prise de s’installer…
« Nous avons pensé à l’Auberge du Cep avec l’idée de reprendre cette maison, de continuer à écrire son histoire et de retrouver sa clientèle ».

Lorsqu’il arrive, avec reprise et premier service le 2 novembre 2015, l’étoile conquise par Alain Souliac brille encore. Elle s’éteint en 2016… pour revenir cinq années plus tard.

« En plein confinement, Jean Demours ancien pâtissier, m’en parle mais je crois alors à une blague… avant d’avoir la confirmation cinq ou dix minutes plus tard » dit-il.

L’objectif est atteint. « C’est la reconnaissance du travail accompli avec Camille. On se posait la question car nous étions confinés et il y a eu de nombreuses retombées médiatiques. De juin à août j’étais tout seul et nous étions complets midi et soir. Il fallait assumer et heureusement que Rosa, ma belle-sœur, nous aidait ».

A-t-il alors noté un changement au niveau de la clientèle ? « Elle a évolué avec des nouveaux qui ne se déplaçaient qu’avec le Guide Michelin et c’est vrai que cette étoile a fait office d’accélérateur. »
L’étoile donc ? « Je pense que c’est important mais il ne faut pas courir après. Il faut faire sa cuisine avec sincérité et c’est là que ça paie ».

La suite ? « Il y a toujours une petite angoisse et on se pose des questions… mais il faut faire le travail, rendre les clients heureux. C’est logique. C’est un peu comme un examen et c’est une grosse satisfaction » dit celui qui fera le déplacement à Metz où il a été invité le 31 mars prochain pour la sortie du millésime 2025…

 

PHOTO

Aurélien et Camille, un couple… étoilé et heureux de l’être 

 

 

© JF Mesplède

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