Marion COURTOIS portrait d’une Cheffe.

Marion COURTOIS portrait d’une Cheffe.

CHEFFES DU BEAUJOLAIS

Marion Courtois, marchande de bonheur. Tout simplement…

Trois ans après, elle s’en souvient encore avec émotion. Au Marché de Rungis, cette amoureuse des produits tripiers a participé aux championnats d’Europe de la spécialité, prenant une excellente quatrième place mais première féminine ! « Un moment de vrai bonheur » dit-elle, l’émotion dans la voix…

Si elle n’est pas née dans une cuisine, elle y a quand même passé son enfance à l’hôtel restaurant « Le Terminus » à Montluel puis au « Mondial » à Perpignan où ses grand-père et père dont les épouses Renée et Nathalie, étaient en cuisine, habitaient sur place. Et elle aussi donc.

« L’ambiance générale m’a fascinée. Je prenais mon petit-déjeuner au milieu des clients, en majorité des ouvriers et je me sentais à ma place » dit-elle.

Ceci expliquant cela, jamais elle n’a imaginé faire un autre métier que celui qu’elle exerce aujourd’hui. Chez elle dans ce « Cheval Noir » auquel elle a tenu à accoler « Maison Courtois », nom de famille des trois générations de cuisinières.

« Je ne suis pas passée par une école. J’ai travaillé en famille puis dans quelques restaurants de quartier à Lyon. Et j’ai par exemple appris à bien connaître les viandes bouchères à Lyon, au « Buenos Aires » rue Neuve. Un jour, la propriétaire du « Cheval Noir » qui connaissait mes parents leur a fait part de son intention de vendre à tout prix son affaire. J’ai saisi l’opportunité et aidé par mes parents Dominique et Nathalie, nous avons conclu. »

« J’ai fait le choix de ne pas acheter un restaurant mais un bar restaurant pour l’ambiance particulière que cela dégage. Je propose la cuisine que je connais, celle de ma grand-mère.

Je ne sais pas faire autre chose. C’est ce que l’on avait l’habitude de manger chez moi et cela peut aller des poireaux vinaigrette à l’andouillette beaujolaise et au foie de veau, sans oublier le pain perdu ».

Premier service le 9 mars 2022.Et elle joue depuis la carte d’une « cuisine simple, goûteuse et savoureuse » faisant systématiquement goûter ou tester ses plats à Justine, en charge du service au restaurant depuis un ans.

Pour Marion, il est clair qu’il n’existe aucune différence entre cuisinier et cuisinière. « Tous peuvent travailler de la même manière. J’ai fréquenté hommes et femmes en cuisine et tous mon beaucoup appris. En fait j’ai envie de faire plaisir : c’est ma passion et j’y mets tout mon cœur ».

Si l’on veut compléter le portrait, elle dégage trois éléments pour elle incontournables. « La famille d’où je viens, l’amour des produis lyonnais et mes connaissances du métier ». Tout simplement… 

 

@ Jean-François Mesplède 

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