Jade Monnet dirige désormais la salle du restaurant « La Table Vermorel » à Villefranche et évoque son parcours et le plaisir de travailler à deux avec son compagnon Hasan Haj, le Chef cuisinier de la maison.
LE BEAUJOLAIS GOURMAND :
Vous évoluez depuis plusieurs années dans l’univers de la restauration, faut-il y voir une influence familiale ?
JADE MONNET :
« Je suis partie en restauration après mon baccalauréat ES en pensant que c’était un métier où il y aurait toujours du travail. C’est sa variété qui m’a plus. J’ai fait ma formation de service au « Café des Loges » auprès d’Anthony Bonnet, pendant une année (2012/2013).
« J’ai ensuite fait une mention complémentaire « sommellerie » avec Arnaud Chambost au Lycée François Rabelais qui était en alternance chez « La Mère Brazier », où j’ai eu le plaisir de travaillé avec Denis Verneau « Meilleur Ouvrier de France » en sommellerie. Et après une courte expérience dans un bar à vin, je suis revenu chez « La Mère Brazier » qui cherchait un commis sommelier. Je suis restée presque quatre ans puis j’ai participé à l’ouverture « L’Épicerie Comptoir Mère Brazier » dans le quartier de Vaise en tant que responsable de la partie cave. Et c’est en 2019, que j’ai rencontré Hasan qui avait pris un poste de chef de cuisine à « L’ Épicerie Comptoir ».
LBG :
« Sommelière donc… ce qui semble presque naturel avec des parents viticulteurs…
JM :
« C’est vrai qu’avec des parents viticulteurs à Fleurie… Nous avons construit la carte des vins avec un petit côté chauvin composée de 80% de vins du Beaujolais mais je pense qu’il faut aussi être ouvert également sur les autres régions. Je suis là pour écouter le client, le servir et qu’il reparte content. Certes il y a une partie commerciale dans notre métier mais il faut surtout être à l’écoute ! »
LBG :
Après vos années du côté de la cave c’est aujourd’hui le service et quels sont pour vous les bons côtés de travailler à deux, avec votre compagnon ?
JM :
« J’ai travaillé trois ans pour « Les Flaconneurs » à Lyon, je m’occupais de la gestion administrative et comptable de 10 caves, à Lyon et à Paris. Puis j’ai envie de revenir à mon métier de base »
« Ici j’accompagne Jean-Charles Henriot notre sommelier et je suis l’œil du Chef sur la salle. En fait être directrice de la restauration, il faut savoir tout faire et être polyvalent.
« Travailler à deux ? Nous l’avions déjà fait mais ici c’est une vision différente. A deux on est plus forts que chacun de son côté. Il faut contenter les clients et que la maison tourne : tout doit être fait et bien fait. Le restaurant, c’est notre vie, donc il est important de faire le point après chaque service, tout de suite à chaud, et de rectifier si besoin ».
Propos recueillis par J.-F Mesplède
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Jade et Hasan, la bonne entente dans leur métier
© J.-F Mesplède


