Dix ans déjà qu’Aurélien Mérot et son épouse Camille (photo en entête) sont installés à Fleurie. En cette « Auberge du Cep » à Fleurie dont ils sont propriétaires et qui est étoilée depuis 2021.
Aurélien cuisinier ! Une vocation ? Un rêve ? Travailler à deux ? Un bonheur ? Une évidence. Donnons la parole au Chef !
Aurélien MEROT en cuisine.
LE BEAUJOLAIS GOURMAND :
Cuisinier ! Était-ce pour vous une vocation, un rêve ? Comment avez-vous concrétisé cela ? Et quelques furent vos premiers pas dans le métier ?
AURÉLIEN MÉROT :
« Jeune, je pensais bien devenir cuisinier et j’avais toujours plaisir à faire la cuisine. J’ai toujours aimé la cuisine même s’il n’y avait pas de cuisinier dans la famille. À Garnerans où j’ai grandi, je me régalais des préparations de Germaine ma grand-mère et Martine ma mère et je les aidais. Et nous avions plaisir à aller s’attabler dans le village chez « Chichou » où l’on dégustait d’inoubliables grenouilles.
Disons qu’ensuite plusieurs étapes ont été déterminantes : c’est d’abord, à Lyon, la brasserie « Le Nord » où j’ai découvert la vie d’une brigade, la rigueur et l’esprit d’équipe. Ce fut ensuite, dans ce cher Beaujolais, « L’Auberge du Cep » alors doublement étoilée où je passe deux ans (2000 à 2002).le « Château de Bagnols » alors étoilé et dont le Chef état Philippe Labbé. Là j’ai découvert un autre univers, la haute gastronomie avec la précision et la recherche du geste parfait.
Et enfin j’ai, plus tard, fait l’ouverture du « Belooga » à Villefranche avec Hervé Raphanel. J’ai appris à devenir Chef, gérer une équipe et prendre des décisions ».
LBG :
En 2013 vous rencontrez Camille Dias qui travaille alors dans un restaurant étoilé de Viré. Votre couple se forme et vous décidez alors de vous installer, d’être chez vous. Comment cela s’est-il passé ?
A M :
« Nous avons évoqué l’Auberge du Cep et ce choix s’imposait comme une évidence. Nous avions envie de continuer à écrire son histoire et de retrouver sa clientèle. Et nous avons fait notre premier service le 2 novembre 2015. L’étoile qu’avait conquise Alain Souliac brillait encore… mais elle s’est éteinte l’année suivante. Elle est finalement revenue cinq ans plus tard. En plein confinement, Jean Demours ancien pâtissier m’en parle, mais je crois alors à une blague… avant d’avoir la confirmation cinq ou dix minutes plus tard. Avec Camille, notre objectif était atteint. Ce n’était pas simple car nous étions confinés et qu’il y a eu beaucoup de retombées médiatiques. Rien n’était simple mais nous y sommes arrivés. »
LBG :
Quel avantage voyez-vous à travailler en couple et est-ce important pour Camille et vous ?
A M :
« C’est vrai que c’est une belle aventure et le restaurant est notre bébé (sic). Camille gère la salle et je m’occupe de la cuisine. A chacun son domaine donc avec sa propre sensibilité et nous échangeons beaucoup. C’est un équilibre subtil et exigeant, mais c’est une grande force car nous avançons ensemble avec la même vision. Oui, incontestablement, à deux c’est mieux ! »
Propos recueillis par J.-F Mesplède
PHOTO
Aurélien et Camille, la belle entente…
© J.-F M


