Alexandre Duthel (Chef du Faisan Doré) : Donner du bonheur, tout simplement…

Alexandre Duthel (Chef du Faisan Doré) : Donner du bonheur, tout simplement…

Gamin il ne rêvait qu’a son futur métier : cuisinier ! L’enfant de Gleizé, influencé par Claudette, sa grand-mère, passait beaucoup de temps en cuisine auprès d’elle.

Des années plus tard, c’est toujours le cas du temps passé en cuisine où il est désormais son propre chef au « Faisan Doré ».

 

LE BEAUJOLAIS GOURMAND

-) Vous êtes devenu cuisinier. Qu’est-ce qui a dicté votre choix ?

 

ALEXANDRE DUTHEL

« C’est une question de passion et depuis l’enfance j’ai ça dans les gênes ! A trois ans déjà, j’ai dit à mes parents que je voulais devenir cuisinier. Mon grand-père était boulanger-pâtissier et j’ai des souvenirs des moments passés dans sa boutique. Son épouse, ma grand-mère Claudette, cuisinait et j’ai passé de longs moments avec elle en cuisine. Et à Gleizé où je vivais, il y avait aussi le jardin, les serres et les produits. J’ai toujours aimé manger et faire à manger. Pour donner du bonheur, nul n’est besoin de faire compliqué. C’est un partage à travers une cuisine simple et de la convivialité ».

 

LBG :

Quelles sont les rencontres importantes sur votre parcours et quelle fut votre première place de Chef ?

AD :

« C’est assez particulier. J’ai arrêté mes études à 18 ans pour la cuisine dans un petit restaurant familial à Saint-Symphorien sur Coise. Puis les « patrons » ont ouvert « La Table des Trois Arches » à Riverie, un petit restaurant tout en pierres où ils m’ont lancé dans le grand bain. En 2016, j’étais donc responsable de tous les postes.

« Ensuite ce fut « L’Embarcadère » à Jassans, chef de partie auprès du Chef Quentin Bachelard qui, en huit mois, m’a fait passer un certain niveau. Et enfin « Chez Bibet » à Saint-Bernard où je suis resté cinq ans, passant de commis à chef de cuisine ! Ce fut ensuite « L’Hacienda » à Lissieu et, enfin lorsque j’ai eu connaissance du projet de reprise du « Faisan Doré », il était évident pour moi qui suis Caladois et amoureux du Beaujolais, de m’y retrouver ».

 

LBG :

Que souhaitez-vous apporter à vos clients et quand vous êtes vous-même dans un restaurant, qu’en attendez-vous ?

AD :

« Un restaurant doit être le reflet d’une convivialité dans la simplicité où l’on doit pouvoir passer un bon moment de partage. Tous les rôles sont importants et le cadre du lieu l’est aussi.

« Je pense qu’au « Faisan Doré » nous sommes alignés sur tous ces points. Les équipes prennent du plaisir qui se transmet et quand on y met du cœur, cela se ressent. Paul Bocuse évoquant sa cuisine disait « amour et générosité » (sic) et c’est ce que je veux apporter ce qui explique que j’ai longuement discuté avec Michel Cruz (NDLR : longtemps étoilé au Faisan Doré) qui avait donné son image au restaurant et je m’inspire volontiers de ses premières cartes ».

 

Propos recueillis par J.-F Mesplède

 

PHOTO

© JFM

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