Les BOCUSE D’OR !
Depuis 1987 le concours de cuisine le plus important au monde où les Chefs français ont brillé.
Au fil des jours retrouvez ceux qui l’ont emporté ou sont montés sur le podium et découvrez ce que ce concours leur a apporté…
Aujourd’hui …
MICHEL ROTH (1991)
« On n’oublie jamais »
Hier : De 1981 à 1999 : De commis de cuisine à chef de cuisine au restaurant « L’Espadon » – 1999 à 2001 : Chef exécutif du restaurant Lasserre à Paris – 2001 à 2012 : Directeur des cuisines au Ritz.
Aujourd’hui : Conseiller culinaire et chef exécutif de l’Hôtel Bayview Président Wilson à Genève depuis 2012 (Etoilé depuis 2014) – Chef consultant « Terroirs de Lorraine Gare de Metz », « La Table cachée au BHV Paris », « Le Baron au Château de Ferrières et La Table Cachée par Michel Roth à Roissy Charles de Gaulle.
AVANT LE BOCUSE D’OR
« J’ai été un candidat très heureux de représenter la France. Au début, c’est de la fierté, puis commencent les tourments avec des journées très difficiles. Pendant plusieurs mois, on met la vie de famille de côté. On vit différemment et le concours devient une sorte d’obsession. C’est une période qui sort de l’ordinaire et j’ai eu la chance d’avoir autour de moi des gens qui m’ont permis de me sentir plus fort. »
APRÈS LE BOCUSE D’OR
« À l’annonce du résultat, on est un peu sonné. Ce sont des larmes et de l’émotion. On ne se rend pas compte de ce qui arrive. Ce n’est que bien plus tard que l’on réalise, en revoyant des séquences. J’avais été très ému par La Marseillaise et j’ai toujours des frissons lorsque je revois, aujourd’hui, un podium sportif où elle est jouée. Beaucoup d’images passent alors dans la tête. »
Deux mois plus tard, Michel Roth dispute la finale du Meilleur Ouvrier de France et obtient le titre si convoité. Il est le seul cuisinier à avoir réussi la trilogie : Prix Taittinger (1985), Bocuse d’Or et MOF (1991).
« Le Bocuse d’Or m’a apporté une notoriété et une reconnaissance vis-à-vis de la profession, mais aussi une plus grande confiance en moi qui suis plutôt timide. Ce n’est pas pour cela que la tête doit éclater car il reste le travail quotidien. Je ressens toujours une responsabilité et un devoir d’être digne tous les jours de ce Bocuse d’Or. C’est un état d’esprit similaire à celui de MOF. »
@ Jean-François Mesplède


